Obésité adulte ()

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Résumé des recommandations pour les cliniciens et les responsables des politiques

Le GECSSP continuera de surveiller de près les développements scientifiques en matière de prévention et gestion de l’obésité adulte et fera rapport aux Canadiens d’ici cinq ans avec une mise à jour des lignes directrices 2015.

Recommandations

La mesure de l’IMC

Ces recommandations s’appliquent aux adultes ≥18 ans qui paraissent en bonne santé et qui se présentent aux soins primaires. Ces recommandations ne s’appliquent pas aux personnes souffrant de troubles alimentaires ou qui sont enceintes.

  • Nous recommandons de mesurer la hauteur et le poids systématiquement et de calculer l’IMCi lors des visites de soins primaires appropriéesii.

    (Forte recommandation; preuves de très faible qualité)
  • Prévention du gain pondéral

    Ces recommandations ne s’appliquent pas aux personnes souffrant de troubles alimentaires, qui ont un poids insuffisant, qui sont enceintes, en surpoids ou obèse (Indice de masse corporelle [IMC] ≥25).

    • Nous recommandons que les professionnels n’offrent pas d’interventions formelles structuréesiii visant la prévention du gain pondéral chez les adultes de poids normal.

      (Faible recommandation; preuves de très faible qualité)
    • Gestion du surpoids et de l’obésité

      Ces recommandations s’appliquent aux adultes ≥18 ans qui sont en surpoids ou obèses (25 ≤ IMC < 40). Les femmes enceintes et les personnes ayant des problèmes de santé où la perte de poids est inappropriée sont exclues. Ces lignes directrices ne s’appliquent pas à ceux qui ont un indice de masse corporelle supérieure à 40, qui pourraient bénéficier de programmes spécialisés bariatriques.

      • Pour les adultes obèses (30 ≤ IMC < 40) et qui sont à risque accru de diabèteiv, nous recommandons que les professionnels offrent, ou réfèrent ces patients aux interventions comportementales structuréesiii visant l’amaigrissement.

        (Forte recommandation; preuves de qualité modéré)
      • Pour les adultes en surpoids ou obèses, nous recommandons que les professionnels offrent, ou réfèrent ces patients aux interventions comportementales structuréesiii visant l’amaigrissement.

        (Faible recommandation; preuves de qualité modéré)
      • Pour les adultes en surpoids ou obèses, nous recommandons que les professionnels n’offrent pas systématiquement des interventions pharmacologiques (l’orlistat ou la metformin) aux fin d’amaigrissementv.

        (Faible recommandation; preuves de qualité modéré)

Appui

logo du CMFC

Cette ligne directrice a reçu l’appui du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC).

Notes

  1. IMC [poids (kg)/hauteur(m²)] catégories sont poids insuffisant = IMC < 18,5; poids santé = IMC 18.5 à 24,9; en surpoids = IMC 25,0 à 29,9; obèse = IMC ≥ 30.

  2. Des visites appropriées inclus: visites de bien-être, visite pour le renouvellement de médicaments et d’autres visites que le professionnel en soins primaires juge appropriées.

  3. Des interventions formelles structurées sont des programmes axés sur la modification des comportements qui impliquent plusieurs sessions sur une période de plusieurs semaines à plusieurs mois. Les interventions considérées pour la prévention du gain pondéral incluaient des interventions préventives à base comportementales, ciblant le régime alimentaire, l’augmentation de l’activité physique, les changements au style de vie ou toute combinaison de ces éléments. Les interventions pouvaient être offertes en soins primaires ou dans les milieux où les professionnels en soins primaires réfèrent leurs patients, tels qu’aux programmes commerciaux ou communautaires crédibles. Les interventions recommandées pour la gestion du surpoids ou de l’obésité inclus des interventions comportementales intensives axées sur le régime alimentaire, l’augmentation de l’activité physique, les changements au style de vie ou toute combinaison de ces éléments. Les interventions visant le style de vie comportaient généralement le counseling, l’éducation ou du soutien, et/ou des changements environnementaux en sus des changements au niveau de l’exercice et de l’alimentation.

  4. Le statut de risque accru est défini par un risque de diabète de ≥ 33% sur 10 ans, ce qui peut être déterminé par les outils d’évaluation CANRISK ou FINDRISC.

  5. Le GECSSP a examiné l’utilisation de la metformin et d’orlistat pour l’amaigrissement seulement et non pour le traitement d’autres affections tel le diabète.