Retard de développement (2016)

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    Dépistage du retard de développement chez les enfants âgés de 1 à 4 ans (2016)

    Le GÉCSSP continuera de suivre de près les développements scientifiques dans le domaine de l’identification et du traitement des retards de développement et communiquera ses conclusions aux Canadiens dans un délai de cinq ans à travers une mise à jour des lignes directrices de 2016.

    La recommandation s’applique uniquement aux enfants âgés de 1 à 4 ans ne présentant pas de risque élevé de retard de développement ni de signes suggérant un tel retard et dont le développement ne suscite pas de préoccupations aux yeux des parents ou des cliniciens. Par conséquent, cette recommandation s’applique aux enfants dont la capacité à franchir les étapes successives de développement à l’âge prévu dans les domaines de la motricité fine et globale, des compétences sociales/émotionnelles, du langage et de la cognition ne soulève pas d’inquiétudes. L’âge de franchissement de chaque étape doit être basé sur l’âge maximal auquel la compétence doit avoir été acquise.

    La recommandation ne s’applique pas aux enfants pour lesquels la présence de signes et symptômes ou une préoccupation parentale pourraient indiquer un retard de développement, ou dont le développement fait l’objet d’un suivi étroit motivé par des facteurs de risque, comme une naissance prématurée ou un faible poids à la naissance.

     

    Recommandation

    • Nous recommandons de ne pas procéder au dépistage1 du retard de développement au moyen d’outils standardisés chez les enfants âgés de 1 à 4 ans ne présentant pas de signes apparents d’un tel retard et dont le développement ne suscite pas de préoccupations aux yeux des parents et des cliniciens.
      (Recommandation forte ; données probantes de faible qualité)

     

    Considérations relatives à la mise en œuvre

    Le dépistage du retard de développement à l’aide d’outils standardisés n’est pas recommandé, mais les cliniciens doivent continuer d’appliquer la pratique clinique standard pour les enfants, et notamment surveiller le développement, identifier les facteurs de risque, encourager l’expression des préoccupations parentales et discuter du développement avec les parents. Si l’enfant présente d’importants facteurs de risque de retard de développement, si le développement préoccupe les parents ou les cliniciens ou si le parcours de développement d’un enfant révèle des anomalies, les cliniciens doivent envisager la possibilité d’un retard de développement et conduire des examens ultérieurs (ou recommander une évaluation par un spécialiste) adaptés au tableau clinique. Les cliniciens doivent se tenir au courant des facteurs à même d’accroître le risque de retard de développement, comme un faible poids à la naissance, une naissance prématurée ou des antécédents familiaux, et chercher à identifier d’éventuels facteurs sociaux, économiques ou environnementaux (p. ex. faible niveau d’instruction maternelle, maladie mentale, négligence ou mauvais traitements, pauvreté, français comme langue seconde) susceptibles de réduire la probabilité que les parents manifestent des préoccupations concernant le développement de leur enfant.

     

    1Le dépistage fait référence au dépistage de population. Il consiste en l’utilisation d’outils standardisés pour identifier un retard de développement chez les enfants qui ne montrent aucun signe apparent d’un tel retard, ne sont pas jugés à haut risque de retard de développement, et dont le développement ne suscite pas de préoccupations aux yeux des parents ou des cliniciens.

    Le dépistage diffère de la surveillance du développement, c.-à-d. le processus continu de suivi du développement, d’identification des facteurs de risque et d’encouragement des parents à exprimer leurs préoccupations. Bien que le terme soit couramment utilisé en pédiatrie du développement, la surveillance du développement est habituellement considérée par le GÉCSSP comme un élément de la pratique clinique standard pour les enfants.

    Le dépistage diffère de la recherche de cas, qui consiste en l’identification du RD dans les populations exposées à un risque accru et ne suppose généralement pas d’utiliser un outil spécifique. On croit souvent à tort que le dépistage fait référence au test effectué sur les enfants en cas de suspicion ou de risque élevé de RD.

    Tant le dépistage que la recherche de cas ont pour but de détecter des signes ou symptômes évoquant un RD et devront, le cas échéant, être suivis d’un diagnostic pour déterminer la présence ou l’absence d’un trouble particulier.

     

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