Cancer du sein (mise à jour) (2018)

    Ligne directrice

    Cliquez ici pour voir l'article

    Outils

    Documents additionnels

    Cliquez ici pour voir les documents additionnels

    Appui

    Association des infirmières et infirmiers praticiens du Canada

    Cette ligne directrice de pratique clinique a été approuvée par l’Association des infirmières et infirmiers praticiens du Canada (AIIPC).


    Le Collège des médecins de famille du Canada

    Cette ligne directrice a reçu l’appui du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC).

    Calculate by QxMD

    Cette ligne directrice et outil(s) sont disponibles sur QxMD. Cliquez ici pour télécharger l'application.

    Recommandations sur le dépistage du cancer du sein chez les femmes de 40 à 74 ans qui ne sont pas à risque accru

    Cette ligne directrice est une mise à jour des recommandations précédentes du Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs, publiées en 2011, sur le dépistage du cancer du sein chez les femmes âgées de 40 à 74 ans qui ne sont pas à risque accru de cancer du sein.

    Cette ligne directrice ne s’applique pas aux femmes qui sont à risque accru de cancer du sein, y compris les femmes ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein, les femmes porteuses de mutations génétiques comme BRCA1 et BRCA2 ou qui ont un parent au premier degré ayant ces mutations génétiques, et les femmes qui ont subi une radiothérapie thoracique avant l’âge de 30 ans ou au cours des huit dernières années.

     

    Principales recommandations

    La direction de chaque recommandation sur le dépistage par mammographie est la même que dans les recommandations précédentes, mais les recommandations mises à jour insistent sur la prise de décision partagée et sont conditionnelles à la valeur relative qu’une femme accorde aux bénéfices et aux préjudices possibles du dépistage. Des outils pour soutenir la prise de décision partagée sont accessibles au www.canadiantaskforce.ca.

    • Chez les femmes âgées de 40 à 49 ans, nous ne recommandons pas le dépistage par mammographie; la décision d’avoir ou non un dépistage dépend de la valeur relative qu’une femme accorde aux bénéfices et aux préjudices potentiels du dépistage. (Recommandation conditionnelle; données probantes de faible certitude)   
      • Certaines femmes âgées de 40 à 49 ans peuvent vouloir subir un dépistage, selon leurs valeurs et leurs préférences; dans ce contexte, les professionnels de la santé doivent favoriser une prise de décision partagée chez les femmes qui expriment un intérêt à subir un dépistage.
    • Chez les femmes âgées de 50 à 69 ans, nous recommandons le dépistage par mammographie tous les 2 à 3 ans; la décision d’avoir ou non un dépistage dépend de la valeur relative qu’une femme accorde aux bénéfices et aux préjudices possibles du dépistage. (Recommandation conditionnelle; données probantes de très faibles certitude) 
      • Les professionnels de la santé doivent favoriser une prise de décision partagée chez les femmes âgées de 50 à 69 ans puisque celles qui accordent une plus grande valeur au fait d’éviter les préjudices par rapport à une modeste diminution absolue de la mortalité associée au cancer du sein peuvent choisir de ne pas subir de dépistage.
    • Chez les femmes âgées de 70 à 74 ans, nous recommandons le dépistage par mammographie tous les 2 à 3 ans; la décision d’avoir ou non un dépistage dépend de la valeur relative qu’une femme accorde aux bénéfices et aux préjudices possibles du dépistage. (Recommandation conditionnelle; données probantes de très faible certitude)
      • Les professionnels de la santé doivent favoriser une prise de décision partagée chez les femmes âgées de 70 à 74 ans puisque celles qui accordent une plus grande valeur au fait d’éviter les préjudices par rapport à une modeste diminution absolue de la mortalité associée au cancer du sein peuvent choisir de ne pas subir de dépistage.    

     

    Les données probantes de faible certitude indiquent que le dépistage du cancer du sein par mammographie peut entraîner une diminution modeste de la mortalité associée au cancer du sein chez les femmes âgées de 40 à 74 ans, les bénéfices absolus étant les plus faibles chez les femmes de moins de 50 ans. Le dépistage conduit à un surdiagnostic qui mène à des traitements inutiles pour un cancer qui n’aurait pas causé de préjudices à une femme au cours de sa vie, ainsi qu’à des conséquences physiques et psychologiques associées aux faux positifs. Les femmes âgées de moins de 50 ans sont plus à risque de subir des préjudices que les femmes plus âgées.

    Un examen des valeurs et des préférences des patientes à propos du dépistage suggère qu’une forte proportion de femmes âgées de 40 à 49 ans ne choisiraient pas de subir de dépistage si elles étaient informées des résultats pour leur groupe d’âge. En revanche, de nombreuses femmes âgées de 50 ans et plus choisiraient le dépistage, compte tenu d’un équilibre plus favorable entre les bénéfices et les préjudices.

    La recommandation consiste à effectuer un dépistage tous les deux ou trois ans chez les femmes qui décident de subir un dépistage, car les intervalles de dépistage dans les essais sur le dépistage du cancer du sein allaient de 12 à 33 mois et une analyse regroupée a démontré des bénéfices semblables entre les essais.

     

    Recommandations sur les autres modalités de dépistage, en dehors de la mammographie :

    • Nous ne recommandons pas l’imagerie par résonance magnétique (IRM), la tomosynthèse ou l’échographie pour dépister le cancer du sein chez les femmes qui ne sont pas à risque accru. (Recommandation forte; absence de données probantes)
    • Nous ne recommandons pas l’examen clinique des seins pour le dépistage du cancer du sein. (Recommandation conditionnelle; absence de données probantes)
    • Nous recommandons de ne pas conseiller aux femmes de pratiquer l’auto-examen des seins pour dépister un cancer du sein. (Recommandation conditionnelle; données probantes de faible certitude)

    Il n’y avait pas de données probantes sur les résultats cliniques du dépistage par le biais de l’imagerie par résonance magnétique, de l’échographie, de la tomosynthèse mammaire numérique ou de l’examen clinique des seins, et il y avait des données probante qui démontraient qu’effectuer l’auto-examen des seins n’avait pas d’impact sur la mortalité associée au cancer du sein.

     

    La Société canadienne du cancer (SCC) appuie cette ligne directrice pour la pratique clinique.